British Aerospace Hawk

En 1964, la Royal Air Force lança un appel d’offres pour un appareil d’entraînement, destiné à remplacer dans ce rôle le Folland Gnat et le SEPECAT Jaguar un temps envisagé mais jugé comme trop complexe pour les missions d’entraînement avancé et réorienté vers des missions d’attaque. Quatre années plus tard, la firme Hawker Siddeley proposa un prototype, le HS 1182, qui parut si efficace et performant qu’il remporta le marché en 1971. Il fut alors renommé Tercel, puis Hawk, ce dernier nom ayant été préféré par les équipages britanniques. Il est intéressant de noter qu’un seul prototype fut produit par Hawker Siddeley, le premier essai s’étant avéré plus que concluant.

A son arrivée sur le créneau des appareils d’entraînement avancé, le Hawk représentait un énorme progrès par rapport à ses concurrents. Les ingénieurs britanniques le dotèrent d’ailes basses, dans une configuration en flèche peu prononcée. Mais cet aspect assez classique cachait de grandes innovations. En premier lieu, la configuration du cockpit, avec deux sièges en tandem mais l’un plus bas que l’autre. Ainsi, l’instructeur en place arrière disposait-il d’une visibilité aussi bonne que le pilote à l’avant. La motorisation choisie était elle aussi très intéressante : le Hawk T.1 reçut un turbofan Rolls-Royce sobre et performant, réduisant ainsi les coûts d’entretien. Enfin, la maniabilité fut dès le départ un des points forts du nouvel avion, ce qui le rapprochait du comportement des chasseurs les plus modernes et en faisait un substitut potentiel pour mener des missions de défense aérienne en cas de conflit (il est à noter que les appareils de la patrouille acrobatique des Red Arrows sont eux aussi prévus pour ce genre de situation). De fait, l’armement du Hawk fut prévu assez rapidement (dès la version T.1A) et est nettement renforcé sur les dernières versions.

Conçu pour le marché britannique, le Hawk le fut aussi pour l’exportation. Il s’y tailla un succès notable, notamment dans les anciennes colonies britanniques. La Royal Air Force fit à elle seule l’acquisition de 175 appareils sur les 900 environ qui furent produits. Il faut également citer un dérivé du Hawk, le T-45 Hawk, produit à hauteur de 200 exemplaires pour les besoins de l’US Navy. Pour répondre à la concurrence de plus en plus sévère et permettre une modernisation progessive de son produit, Hawker Siddeley (devenue par la suite BAe) lance périodiquement de nouvelles versions, elles aussi bien vendues à l’exportation. Toutefois, le Hawk commence à avouer son âge face à des appareils extrêmement récents et compétitifs, comme l’Aermacchi M-346 italien (et son cousin russe le Yak-130), le T-50 sud-coréen ou encore le JL-8 sino-pakistanais. C’est ainsi que très récemment les Emirats Arabes Unis, pourtant déjà possesseurs de Hawk, ont commandé des M-346.

Versions principales :

- Hawk T.1 : première version, livrée à la RAF à partir de l’été 1976
- Hawk T.1A : 88 appareils britanniques modifiés entre 1983 et 1986, doté de deux points d’emport pour deux AIM-9 Sidewinder et un pod ventral pour un canon de 30 mm
- Hawk 50 : version initialement destinée à l’exportation, pourvue d’une capacité d’attaque limitée ; équipe la Finlande, l’Indonésie et le Kenya
- Hawk 60 : version export remotorisée (Rolls-Royce Adour amélioré) ; équipe l’Arabie Saoudite, la Corée du Sud, les Emirats Arabes Unis (Abu Dhabi et Dubaï), le Koweit, la Suisse (20 Hawk 66, revendus par la suite à la Finlande) et le Zimbabwé ; le T-45 Goshawk en est dérivé
- Hawk 100 : biplace d’entraînement avancé et d’attaque au sol, premier vol en octobre 1987 ; doté de sept points d’emport, d’une capacité air-air longue portée et air-surface (missiles Skyflash et Sea Eagle) et d’une nouvelle avionique ; équipe l’Afrique du Sud, l’Australie, Bahreïn, le Canada, les Emirats Arabes Unis (Abu Dhabi), l’Inde, la Malaisie, Oman
- Hawk 200 : monoplace d’attaque, premier vol en mai 1986 ; équipe l’Arabie Saoudite, l’Indonésié la Malaisie et Oman

Repères

Type: Appareil d'entraînement

1er vol du prototype: 21 août 1974

Mise en service: 1976

Pays d'origine

Grande-Bretagne

Grande-Bretagne


Pays utilisateurs

Australie, Afrique du Sud, Canada, Finlande, Indonésie, Kenya, Koweït, Malaisie, Oman, Qatar, Arabie Saoudite, Corée du Sud, Suisse, Emirats Arabes Unis, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Zimbabwe.

Plan 3 vues

Image non disponible

Données techniques

  • Version : Hawk T.1
  • Motorisation : 1 Rolls-Royce/Turboméca Adour 151
  • Puissance : 2420 kgp
  • Envergure : 9,39 m
  • Longueur du fuselage : 11,85 m
  • Hauteur au sol : 4,08 m
  • Surface alaire : 16,69 m²
  • Masse à vide : 3 635 kg
  • Masse maximale : 8 340 kg
  • Plafond pratique : 15 000 m
  • Distance franchissable : 2 400 km
  • Vitesse maximale : 1040 km/h
  • Equipage : 2 pilotes

Profil

Profil Hawk

Photos du Hawk

Hawk


Hawk

Vidéos du Hawk







2 commentaires

Laisser un commentaire :

Vous devez être connecté pour publier un commentaire.