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Dassault Mirage I / MD-550 Mystère Delta

 

Repères

Type: Intercepteur

1er vol du prototype:
25 juin 1955

Mise en service: Projet

Description

C’est en février 1953 que l’Armée de l’Air passe commande de prototypes d’intercepteurs légers. Le cahier des charges précise que l'avion doit être "de moins de 4 tonnes, capable de monter à 15 000 m en 4 minutes, de voler en palier à Mach 1,3 pour rattraper par l'arrière un hostile volant à Mach 1 et éloigné de plus de 25 km, de porter un missile de 200 kg, de revenir à sa base et d'attendre cinq minutes à l'atterrissage, avant de se poser à moins de 180 km/h." Ils devaient de surcroît pouvoir opérer à partir de terrains peu préparés.

Trois constructeurs français répondent au projet: la Société Nationale de Construction Aéronautique du Sud-Ouest (SNCASO) avec le SO 9050 Trident 2, la Société Nationale de Construction Aéronautique du Sud-Est (SNCASE) avec le SE 212 Durandal, et la Générale Aéronautique Marcel Dassault qui présente le MD-550 "Mystère-Delta", un monoplace biréacteur. Dassault utilise pour la première fois l’aile delta, expérimentée par Alexander Lippisch pendant la 2ème guerre mondiale et réutilisée par les américains de Convair (XF-92) et les suédois (Saab 210, l’ancêtre du J-35 Draken).

Le Mystère Delta effectue son premier vol le 25 juin 1955 aux mains de Roland Glavany, qui est impressionné par ce premier vol d’un quart d’heure malgré des problèmes de lacet. Dès son quatrième vol, l'avion, bien que faiblement motorisé par 2 turboréacteurs MD 30 Viper de 750 kgp, atteint Mach 0,95 en léger piqué. Six mois, plus tard, l'appareil atteindra la vitesse de Mach 1,3 en vol horizontal.

En janvier 1956, suite aux enseignements de la première série de vols, certaines modifications sont appliquées au Mystère Delta : train renforcé; nouvelles servocommandes; ajout d'un parachute de queue et d'un siége éjectable Martin-Baker; diminution de 30 cm de l'envergure; déplacement vers l'arrière de la dérive, avec un bord de fuite incliné et non plus vertical; modification des entrées d'air; et surtout de nouveaux réacteurs MD 30 "R" avec post-combustion qui montent à 950 kgp, ainsi qu’un groupe fusée SEPR fournissant une poussée additionnelle pendant 80 secondes. Rebaptisé alors Mirage I (car on devait pouvoir le voir, mais jamais le rattraper), l'avion modifié prend l'air le 5 mai 1956.

Malgré les qualités de vol du Mirage I, l'Armée de l'Air réclame, en juillet 1956, un appareil monoréacteur ayant une plus large autonomie et capable d’emporter un radar. Elle lui reproche aussi un moteur fusée trop difficile à gérer en opération. L'état-major prend par ailleurs conscience que le concept d'intercepteur léger ne correspond plus aux nouvelles exigences aériennes dans le contexte de la Guerre Froide. Marcel Dassault rachète donc à l’Etat le MD-550-02 resté inachevé (le Mirage II) et, après transformation, en fait le Mirage III-001 "Balzac".

Le Mirage I aura donc servi à démontrer les avantages de la formule delta, mais aussi à donner naissance à la fameuse lignée des Mirage.

Fiche réalisée par Vicastel
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Données techniques

Version : Mirage I
Moteurs : 2 Viper MD 30 R + 1 fusée SEPR 66
Puissance : 2x 950 kgp + 1x 1500 kgp
Envergure : 7,32 m
Longueur : 12,80 m
Hauteur au sol :
Surface alaire : 27,10 m²
Masse à vide : 3300 kg
Masse maximale :
Plafond pratique : 14 600 m
Vitesse maximale : Mach 1,3
Equipage : 1 pilote

Pays d'origine

France

Cocarde France

Pays utilisateur du Mirage I / MD-550 Mystère Delta

France.
 

Photos du Mirage I / MD-550 Mystère Delta



Mirage I / MD-550 Mystère Delta

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