Dassault Mirage 2000

Le Mirage 2000 présente des similitudes apparentes avec les Mirage III et V – voilure delta et configuration monomoteur – mais c’est un appareil entièrement nouveau. Doté de petits plans canards et de commandes de vol électriques, il fait preuve d’une bonne maniabilité, et son radar Doppler à impulsions est performant. Conçu au départ uniquement pour la supériorité aérienne, le Mirage 2000 a été modernisé et rendu plus polyvalent grâce à des versions améliorées successives. La version N, biplace, a pour mission la pénétration nucléaire à basse altitude et grande vitesse, la version D est prévue pour l’attaque tous temps et la version E est destinée à l’export.

La version Mirage 2000-5, initiée en 1993, est une mise à niveau de certains Mirage 2000 DA et C, avec une avionique profondément rénovée, et le remplacement des missiles Super 530D par des missiles Mica.

Par la suite, le Mirage 2000-9 est développé (version dérivée du Mirage 2000-5 Mk.2) : beaucoup plus polyvalent que les premières versions, sa technologie récente en fait presque un avion de la 4ème génération. Le Mirage 2000-9 est capable d’effectuer notamment des missions de défense aérienne, de frappes air-sol avec armements conventionnels et armements de précision, de frappes en profondeur avec missiles tirés à distance de sécurité… Plusieurs dizaines d’exemplaires ont été commandés par les Emirats arabes unis. A l’heure actuelle, plus de 530 Mirage 2000 toutes variantes confondues ont été produits.

Siège éjectable : Martin Baker Mk 10 zéro/zéro. Capacité éjection vol dos 600 kts, 150 ft. Séquenceur d’éjection sur les versions biplaces du Mirage 2000 (éjection séparée ou mixte (dans ce cas, le pilote AV part en premier vers la gauche et le pilote AR part après vers la droite)). Assise réglable électriquement en hauteur.

Moteur M53 P2 : Seuls les premières versions du Mirage 2000 sont équipées du réacteur M53-5 : 9,7 t de poussée.
Le M53 P2 pousse en réalité environ 2 t de plus au banc. En effet, les entrée d’air à “souris”, conçues pour les vols à haute vitesse, font perdre 2 t de poussée au réacteur.
Ces entrées d’air font “bouchon” et le pilote d’essai du Mirage 2000 découvrit que pour atteindre Mach 2,2 il fallait en fait réduire les gaz pour réalimenter le réacteur en recanalisant ainsi le flux d’air.
Il est le seul réacteur mono-corps (un seul arbre) et double flux : réalisation plus complexe qu’un double corps mais extrêmement fiable et robuste (supporte l’ingestion des paniers de ravitaillements en vol). Poids : env. 1500 kg. La facilité de maintenance du M53 a participé grandement au taux élevé de disponibilité du Mirage 2000 (98% pendant la Guerre du Golfe).
La pression dans un réacteur est de 2/3 pour la turbine et 1/3 pour la poussée.
Le démarrage de l’avion est possible en autonome (APU) mais est effectué autant que possible avec l’aide d’un groupe externe pour préserver les batteries avion.
Le Mirage 2000 est doté d’un système d’appauvrissement de l’injection en kérosène pendant un tir (canon ou missile). En effet, l’onde de choc d’un tir canon “étouffe” les entrées d’air (présence de “rainures” à la sortie du canon pour canaliser l’onde de choc et d’un “becquet” rabattant celle-ci dans le cas du Jaguar) et provoque une suralimentation du réacteur (noyade). Dans le cas d’un tir missile, le dégagement de chaleur peut provoquer une surchauffe du réacteur, d’où la nécessité de réduire l’injection qui réduit la puissance et les températures du moteur.

Anémométrie pariétale : 2 prises “pariétales” sous le radôme et 3 de pression totale en retrait. 3 calculateurs (2 quand il y a le tube pitot) gèrent la différence de pression entre les prises en tenant compte de leur position et des évolutions de l’avion. Chaque radôme de Mirage 2000 D ou -5 est étalonné au point de vue de l’anémométrie, du fait de leur unicité (chaque coque présente ses particularités, ses “défauts” de fabrication).

Contre-mesures électroniques du Mirage 2000 :
- Bord d’attaque dérive : brouilleur, détecteur d’alerte radar
- Bord de fuite : détecteur d’alerte radar
- Base dérive : brouilleur
- Extrémités ailes : détecteur d’alerte radar
- Arête dorsale fuselage : 2 éjecteurs de leurres à 45 degrés à droite et à gauche.
– Raccords ailes / fuselage : 2 éjecteurs de leurres vers l’arrière.
- Sous le fuselage à côté du logement parachute (on peut le remplacer par une crosse) : 2 éjecteurs de leurres
- Sous le nez, juste derrière le radôme (dans un cercle noir) : capteur omnidirectionnel
- Boîtiers de traitement : 2 de chaques côtés du fuselage au dessus des cocardes, compartiment avionique (derrière navigateur (arête dorsale et fuselage))
- Visualisation et traitement sur écrans et panneau de contrôle navigateur (indication de nature, distance et niveau des menaces).

Repères

Type: Chasseur polyvalent

1er vol du prototype: 10 mars 1978

Mise en service: 1983

Pays d'origine

France

France


Pays utilisateurs

France, Egypte, Grèce, Inde, Pérou, Qatar, Taïwan, Emirats Arabes Unis, Brésil.

Plan 3 vues

Plan 3 vues Mirage 2000

Données techniques

  • Version : Mirage 2000 C
  • Motorisation : 1 Snecma M53-P2
  • Puissance : 7600 kgp en sec, 9700 kgp en PC
  • Envergure : 9,10 m
  • Longueur du fuselage : 14,60 m
  • Hauteur au sol : 5,20 m
  • Surface alaire : 42 m²
  • Masse à vide : 7 500 kg
  • Masse maximale : 17 000 kg
  • Plafond pratique : 18 000 m
  • Distance franchissable : 3 300 km
  • Rayon d'action : 1 500 km
  • Vitesse maximale : Mach 2,2
  • Equipage : 1 pilote

Profil

Profil Mirage 2000

Photos du Mirage 2000

Mirage 2000


Mirage 2000

Vidéos du Mirage 2000









55 commentaires

Laisser un commentaire :





Avertissements : nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires illisibles, hors sujet ou incompatibles avec la bonne tenue du site. Vous êtes responsable de vos propos. Evitez de donner votre vrai nom et vos coordonnées si vous ne souhaitez pas les diffuser sur Internet. Une fois votre commentaire publié, le seul moyen de le modifier sera de nous contacter.